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Miroir, dis-moi qui est la plus belle - les-affranchies
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Miroir, dis-moi qui est la plus belle

« Miroir, mon beau Miroir, dis-moi qui est la plus belle ! » 

Ça vous rappelle quelque chose ?

Les souvenirs lointains de contes pour enfants qui ont bercé vos soirées certainement ?

Mais peut-être aussi, une formule incantatoire qui nous a poursuivi à l’âge adulte et insécurise plus qu’on ne voudrait l’admettre notre quotidien de femme.

C’est que derrière l’histoire féérique se cache une quête bien réelle : le désir féminin d’être belle.

Sauf que, ainsi posée, la question ne laisse aucune chance d’aboutir dans cette quête féminine. Pourquoi ?

Parce que la question est faussée à la base.

 

1. On ne peut pas y voir clair en regardant dans une glace déformante

 

Comment espérer retirer une juste image de soi en se plaçant devant un miroir fêlé ? L’affirmation peut sembler évidente et pourtant combien de fois faisons-nous dépendre notre sentiment de beauté de référentiels biaisés ?

  • Ceux d’une société qui édicte des canons de beauté uniformisés et renvoie sur le bas-côté toutes ses victimes disqualifiées
  • Ceux de magazines féminins qui érigent en standard des physiques photoshopés ou anorexiques et placent l’objet de la quête féminine dans le domaine de l’irréel et du morbide
  • Ceux de blessures passées encore béantes avec lesquelles on s’est construites tant bien que mal et qui nous renvoient depuis une image de soi balafrée
  • Ceux de paroles dévalorisantes jetées comme autant de crachats sur une vitre et qui ont imprimé en nous un reflet sale et dégoulinant
  • Ceux de pensées intérieures accablantes qui nous murmurent encore et encore la même litanie « pas assez ci », « trop ça » et raturent notre portrait à gros coups de marqueurs noirs.

 

Miroir, mon beau Miroir, je ne vais plus t’interroger :

Je ne me fie pas sur le reflet altéré que tu renvoies de moi pour m’assurer de ma beauté.

 

2. On ne peut pas être sereine dans une compétition sans fin

 

Le problème avec cette interrogation c’est aussi qu’elle se présente sous un mode comparatif « dis-moi qui est la plus belle ».

Or, comment être assurée de sa beauté si on en fait un concours de Miss ? Si on craint à chaque instant de se voir voler la couronne ? Si chaque congénère féminine est une potentielle compétitrice qui menace notre 1ère place ou qu’il nous faut détrôner ? Si pour briller, il faut noircir l’autre de nos critiques ?

A quoi rime une beauté-performance où un jury scrutateur attribue un score à notre physique ? où on doit défiler comme un produit marketing ? où il faut constamment remettre son titre en jeu ?

 

Miroir, mon beau Miroir, je ne concoure plus :

Je n’ai que faire d’être la plus belle, je choisis d’être belle, tout simplement.

 

3. On ne peut pas se convaincre dans le seul regard de l’autre

 

Une conviction intérieure ne peut pas dépendre d’un avis extérieur.

Le regard de l’autre ne peut pas transformer le regard qu’on porte sur soi. Il peut certes offrir une autre perspective, mais il ne tient qu’à moi de décider de changer mon propre point de vue. Le compliment peut apporter du baume au cœur mais je suis seule à pouvoir modifier mon langage intérieur. Pour se sentir belle, il faut passer par un travail d’appropriation personnelle, de conviction individuelle.

Plus qu’inefficace, le positionnement du « dis-moi » est aussi dangereux. Placer son point d’équilibre à l’extérieur de soi installe une relation de dépendance. Pour le pourvoyeur d’encouragement, c’est comme alimenter un puits sans fond : un exercice sans fin et épuisant. Pour le bénéficiaire, c’est goûter à un réconfort éphémère et addictif.

Confier les clés de son estime personnelle à un tiers revient au mieux à lui donner une lourde responsabilité, au pire un pouvoir excessif sur notre vie, nous plaçant alors à la merci de ses fluctuations d’avis, voire de ses manipulations.

 

Miroir, mon beau Miroir, je ne dépends plus de toi :

Avec ou sans toi, je me dis à moi-même « je suis belle. »

 

4. On ne peut pas se construire sur une fausse définition de la beauté

 

Comment se sentir belle quand la définition qu’on renvoie à la femme de la beauté se cantonne à :

  • Une beauté-accessoire qui dépend d’une tenue, d’une mode ou d’une parure, qui se met et donc s’enlève, qui masque plutôt que révèle
  • Une beauté standardisée qui n’existe qu’entre des mensurations étriquées, qui oblige à une homogénéité excluante et paradoxale à l’ère de la non-discrimination
  • Une beauté périssable qui refuse les marques du temps, les nobles sillons sur un visage expérimenté, les circonférences généreuses tracées sur les hanches de la maternité, les fils d’argent étincelants sur une chevelure qui a survécu à de nombreux vents
  • Une beauté superficielle qui privilégie des lèvres botoxées à ce qu’elles peuvent proférer, un visage lourdement fardé à une tête bien pleine, un corps attirant à un cœur aimant
  • Une beauté érotisée qui fait de la femme un objet sexualisé, qui doit se prouver par l’étendue de ce qu’elle dévoile, qui doit aguicher l’œil et éveiller la libido plutôt qu’inspirer le respect

 

Miroir, mon beau Miroir, laisse-moi à mon tour te conter une histoire.

Une histoire vraie.

 

Au Royaume de la Beauté vivaient des princesses qui régnaient sereines en leur château, assurées de leur véritable beauté :

  • Une beauté identité qui s’affichait autant sur les traits de leur visage que de leur personnalité
  • Une beauté naturelle avec laquelle, dénudées de tout fard ou d’apparat, elles s’endormaient et s’éveillaient
  • Une beauté plurielle qui revêtait des formes aussi infinies qu’elles – la grâce d’une silhouette, le charme d’un regard, la délicatesse d’un visage, l’éclat d’un sourire
  • Une beauté-pudeur qui se distinguait par ce qu’elles couvraient précieusement, par le droit d’exclusivité qu’elles offraient à l’être aimé
  • Une beauté inclusive qui reconnaissait tous les contours, les tailles et les pigments en leur Royaume
  • Une beauté perpétuelle suivant les saisons de vie de la jeune héritière jusqu’à la Reine-mère

 

Miroir, mon beau Miroir, tu m’as menti, je ne crois plus dans tes histoires.

Désormais, je choisis de me nourrir d’histoires vraies.

2 comments

  1. mel dit :

    J’adhère à 100% ! Finies les contes de l’enfance qui ont une influence jusque dans la vie d’adulte! Finis les mensonges! Je décide de croire les histoires vraies, je choisis la vie 😉

    1. Johanna dit :

      Bravo Mel ! Et oui, ça ne tient qu’à nous de décider de ne plus le suivre ce miroir fêlé et faussé. Merci pour ton partage authentique 🙂

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